Ginette

Jeudi

Ginette


Sur un banc une femme nourrit des pigeons blancs
Sa main docile fait languire un oiseau fébrile
Et moi j’observe stupéfaite par la grande verve des volatiles
Qui peuplent le coeur de la ville
Leur vie est pourtant si fragile.

J’appartiens à cette drôle de race d’humains
Qui prennent le train vers une banlieue qui n’a pas de fin
Voilà j’ai peur de n’avoir pas le temps de te couvrir de fleurs
Avant que les feuilles tombent
L’automne arrive et il t’emporte à la dérive.

Tous les jeudi je vais jouer aux cartes avec quelques amis
Je m’en retourne chez-moi un peu avant la nuit
Je ne veux pas dormir ailleurs que dans mon lit
Peut-ĂŞtre viendras-tu me voir et je serai partie
C’est l’histoire de ma vie.

Je suis un robot je fais la file vers le métro
Les yeux fuyants, ne pas croiser le regard des gens qui m’entourent
Comme des pigeons qui ont faim d’amour
Moi mon pain je le garde caché dans mes mains
Peut-ĂŞtre vais-je les ouvrir demain.

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